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Documentation

Samedi 19 mai 2007
La revue « La Santé de l’Homme », éditée par l’Institut National de Prévention et d’Education pour la Santé (INPES), a consacré son numéro 387 (Janvier-Février 2007) à la problématique de « la Santé… par l’Activité Physique ».

Ce document résume de manière idéale les éléments sur lesquels reposent les objectifs de l’association « 1, 2, 3,… Santé ». Afin de vous éclairer davantage, nous vous proposons ici un résumé (ou un lien direct) de ces différents articles.

1, 2, 3,… Lecture

 

- Développons un environnement favorable aux activités physiques !
Annick Fayard, Myriam Fritz-Legendre

- Représentations des populations, état des lieux, recommandations

- Comment engager une personne durablement dans la pratique d'une activité ?
Christine Le Scanff

- Promotion de l'activité physique : des stratégies qui ont fait leurs preuves
René Demeulemeester

- Exercice du corps : une arme contre les maladies chroniques
Jean-Michel Oppert

- Bouger améliore-t-il la qualité de vie ?
Anne Vuillemin

- L'activité physique : une affaire de goûts ?
Claire Perrin

- Mobilité physique à des fins préventives : ce que recommandent les experts
Patrick Laure

- Fréquence et temps de pratique de l'activité physique en France
Hélène Escalon

- Comment combiner favorablement santé, sport et activité physique ?
Pierre Parlebas

- Comment favoriser l'activité physique : les pratiques en France et au Québec

- En Alsace, les collégiens vivement incités à s'activer
Chantal Simon, Brigitte Schweitzer, Carine Platat, Emmanuel Triby

- " Vous avez dit trente minutes de marche rapide par jour ? "
Corinne Delamaire

- " Papa, papa, je veux faire du Pédibus ! "
Éric Le Grand

- Comment le Québec " se bouge " pour endiguer la sédentarité
Véronique Martin


 

Par Dufour Olivier
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Dimanche 20 mai 2007

La contribution de l’exercice physique et de la vie active à l’amélioration de l’état de santé d’un individu et d’une collectivité ne se mesure pas seulement en termes de maladies et de blessures qu’il est possible de prévenir, de guérir plus rapidement ou d’empêcher de récidiver, elle s’évalue aussi en tenant compte de l’impact que ce mode de vie génère sur l’amélioration de la qualité de la vie.

Les personnes physiquement actives prennent leur santé en main. Elles se détendent, se reposent et se distraient plus ; elles gèrent mieux leur stress et sont ainsi mieux préparées à faire face aux tensions ou aux urgences lorsqu’elles se présentent ou s’accumulent. Les gens actifs n’ont pas les mêmes habitudes de vie que les personnes inactives. Ils sont généralement plus soucieux de leur santé et de leur qualité de vie. Ils se préoccupent plus de leur alimentation, de leur environnement et ils évitent certaines habitudes pouvant être nuisibles ou néfastes pour la santé.

Le fait de pratiquer une activité physique régulièrement procure du plaisir, génère une plus grande sérénité, un plus grand sentiment de liberté, une meilleure écoute des signaux d’alarme que notre corps ou notre esprit peuvent émettre et peut aider à lutter contre l’isolement et la solitude.

Par Dufour Olivier
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Dimanche 20 mai 2007

La prévention des affections du système cardio-vasculaire constitue un problème très important de la médecine préventive d’aujourd’hui.

L’étiologie invoque une série de facteurs exogènes (modification des habitudes de vie et d’alimentation) et endogènes (facteurs de risques : pression sanguine élevée, haut taux de cholestérol, obésité,...), qui sont à l’origine des affections cardio-vasculaires.

La sédentarité y joue un rôle important, car tout organe n’a que la capacité de son niveau de sollicitation (Wolt, Busch et Mellerowicz, 1973). Normalement, les risques d’infarctus sont deux fois plus grands chez les sujets non-entraînés que chez les sujets entraînés. Après la quarantaine, les risques augmentent considérablement chez les non-entraînés. Chez les gens bien entraînés, ce risque demeure à un niveau bas encore pendant 20 à 25 ans.

Au cours des vingt dernières années, il a été prouvé que l’exercice physique régulier après un accident cardiaque et chez des malades présentant une insuffisance chronique permettait à la majorité des sujets le retour à une vie sociale normale. Puis, grâce à des études comparatives avec tirage au sort, on s’est rendu compte que l’espérance de vie était améliorée. L’entraînement physique a des effets favorables sur le taux de cholestérol, la régulation de la glycémie, la diminution de la surcharge graisseuse ; il motive les malades coronariens pour l’arrêt du tabagisme, clé de voûte de la prévention secondaire.

Age

Inactivité physique

Obésité

Hypertension

Tabagisme

Diabète

Hypercholes-

térolémie

Hypertrophie

ventriculaire gauche

Hommes

 

 

 

 

 

 

 

35-44

12.1

12.5

13.5

48.6

1.1

20.2

2.9

45-54

16.9

14.7

18.3

43.1

1.1

25.7

4.8

55-64

21.0

12.5

22.3

37.4

3.3

23.5

10.1

65-74

27.1

12.7

27.1

22.8

3.2

21.6

7.1

Femmes

 

 

 

 

 

 

 

35-44

13.3

20.1

8.5

38.8

0.8

12.9

0.9

45-54

19.3

24.2

18.2

36.1

2.9

28

3.6

55-64

30.8

30.9

31.2

24.2

3.2

49.7

4.1

65-74

39

27.2

47.6

10.2

6.1

51

9.6


 

L’entraînement en endurance n’a pas seulement une influence importante sur le cœur (et par là même un effet cardioprotecteur) mais aussi sur de nombreux facteurs de risque qui favorisent l’installation de maladies cardio-vasculaires dégénératives.

Ces facteurs de risque sont principalement la sédentarité, l’obésité, l’hypertension artérielle, le tabac, le diabète et l’hypercholestérolémie. Ces différents facteurs sont souvent interreliés. De plus, la présence de plusieurs d'entre eux entraîne non pas une addition mais une multiplication des risques de voir apparaître une maladie cardio-vasculaire dégénérative.

Source :
Site de Kino-Québéc : http://www.kino-quebec.qc.ca/

 

 

 

Par Dufour Olivier
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Mardi 22 mai 2007

L’ostéoporose affecte 40% des femmes âgées, et 10% des hommes. Avec le vieillissement de la population du " Baby Boom ", l’incidence des fractures de la hanche liées à l’ostéoporose va augmenter de 70% au cours des 20 prochaines années. Il n’existe pas encore de traitement curatif satisfaisant pour l’ostéoporose. Sa prévention est beaucoup plus fructueuse que son traitement.

La pratique régulière et continue de l’activité physique constitue un facteur très important, puisque les os qui ne travaillent pas perdent plus de tissus osseux et deviennent plus fragiles. Comme les muscles, les os doivent travailler pour rester sains. Une augmentation modérée de la consommation de calcium et une habitude de pratique sportive prise très tôt dans la vie favorisent une masse osseuse maximale, réduisent au minimum la perte de tissus osseux liée à l’âge, et contribuent à diminuer le risque d’ostéoporose de plus ou moins 30% à l’âge de 70 ans.

Il est important de faire suffisamment d’exercice physique et d’ingérer une quantité suffisante de calcium dés la puberté car environ 60% de la masse osseuse définitive se forme durant cette période. Compte tenu du fait qu’en absence de charge mécanique le calcium pénètre plus difficilement dans la structure osseuse, il est plus logique d’inciter les enfants et les adultes à augmenter leur temps d’activité physique à titre de stratégie préventive contre l’ostéoporose que de leur prescrire de larges doses de calcium.

L’arthrose est l’une des causes principales de handicap. Pour la plupart des gens, l’arthrose n’est rien de plus que des douleurs sans importance, " une conséquence inévitable du vieillissement ".

Les 206 os du corps humain sont reliés par une centaine d’articulations. Lorsqu’une articulation perd de sa souplesse de mouvement, elle doit davantage compter sur les muscles et les tissus mous qui l’entourent. Il y a de l’arthrose quand le cartilage est détruit et que les os frottent l’un sur l’autre. Il s’ensuit une inflammation, de la douleur, une perte de mobilité ainsi que des handicaps physiques et fonctionnels.

Des exercices physiques appropriés effectués tout au long de la vie sont d’une importance capitale puisqu’ils renforcent les muscles qui entourent les articulations menacées et aident à préserver la mobilité et la fonction articulaires (le cartilage se nourrit pendant le mouvement).

Source :

La pratique d'un sport ou d'une activité physique après 60 ans : prévention et plaisir - 2005, vol. 4, no 3 (27 ref.), pp. 3-9 ; Revue Vie et vieillissement
Par Dufour Olivier
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Mardi 22 mai 2007

Dans une étude épidémiologique, Blair (et coll., 1995) (1) ont suivi 13344 personnes sur une période moyenne d’un peu plus de 8 ans. Ils rapportent une relation entre le niveau de condition physique et le taux de mortalité par cancer. Les facteurs d’influence potentielle ont été contrôlés. De plus, il ressort de cette étude que même de légères améliorations de la condition physique produisent des bénéfices pour la santé.

  • Cancer du sein et de l’appareil reproducteur

Une étude menée par Frisch (et coll.) (2), en Angleterre, rapporte que les ex-athlètes féminines de niveau collégial ou universitaire ont un taux d’apparition de cancers du sein et du système reproducteur significativement plus bas que les non-athlètes. Les facteurs d’influence positive (l’âge, le nombre de grossesses, la cigarette, la prise de contraceptifs oraux,...) étaient contrôlés. Pour être considérée comme athlète, il fallait avoir aux moins deux entraînements par semaine avec l’une des équipes sportives (compétitive ou récréative) de l’institution pour une période d’au moins un an.

  • Cancer du colon

Selon des travaux de recherche fondés sur la comparaison avec témoins et sur l’étude comparative de cohortes, il existe un lien entre l’augmentation de l’activité physique et la diminution du risque de cancer du colon, l’exercice physique favorisant le transit intestinal.

L’activité physique peut réduire de 50% le risque qu’une personne soit atteinte d’un cancer du colon.

  • Les cancers liés au tabagisme

Le tabagisme est le facteur de risque de cancer le plus important, principalement le cancer du poumon, de la cavité buccale, de l’œsophage, du larynx, mais aussi de la vessie et du rein pour lesquels l’incidence est plus élevées chez les fumeurs. Un tiers de tous les décès causés par cancer sont associés au tabagisme.

La pratique des Activités Physiques et Sportives s’accompagne le plus souvent d’une amélioration spontanée de l’hygiène de vie globale, avec une diminution du tabagisme.


Sources :  

(1) Blair, S.N. & Hardman, A. (1995). Special issue: Physical activity, health and well-being - an international scientific consensus conference. Research Quarterly for Exercis and Sport, 66
(2) Frisch, R.E., Wyshak, G., Albright, N.L., Albright, T.E., Schiff, I., Jones, K.P., Witschi, J., Shiang, E., Koff, E., & Marguglio, M. (1985). Lower prevalence of breast cancer and cancers of the reproductive system among former college athletes compared to non-athletes. British Journal of Cancer, 52, 885–891.
Par Dufour Olivier
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Mardi 22 mai 2007

Il semble bien que notre société connaisse des problèmes dont l’ampleur est sans précédent : stress destructeur, drogue, violence, suicide sont des mots qui reviennent quotidiennement dans l’actualité. Ces problèmes, que l’on associe à la santé mentale, représentent environ 20% des dépenses de santé au Québec.

Au Québec, si l’on exclu les grossesses et les accouchements, les troubles mentaux constituent la principale cause d’hospitalisation de courte durée chez les 15-44 ans et ils représentent près de 20% des dépenses publiques de santé.

Selon l’enquête Santé-Québec, environ une personne sur quatre est actuellement confrontée à cette réalité puisque 30% des femmes et 22% des hommes présentent un niveau élevé de détresse psychologique qui est une des facettes de la santé mentale associée aux états dépressifs, aux êtres anxieux, à certains symptômes d’agressivité et de troubles cognitifs.

Diverses études démontrent que la pratique physique et la vie active contribuent à améliorer la santé mentale en augmentant le goût de vivre, en réduisant l’impact du mauvais stress, en diminuant le niveau d’anxiété et de la dépression légère, en augmentant l’estime de soi, en acquérant un meilleur équilibre psychologique et émotionnel et en créant des liens d’amitié ou des réseaux de support.


Source : Site Kino-Québéc : http://www.kino-quebec.qc.ca

Par Dufour Olivier
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